Nouveaux envois ULULE + billet d’humeur !

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Oyé oyé braves gens ! Avant d’envoyer le nom des heureux récipiendaire des albums demandés lors de la souscription, je vous ai filmé une dédicace encrée qui était proposé (30 euros), j’ai monté ça en musique et en accéléré pour vous éviter l’endormissement (je dessine lentement). Elles sont toujours possibles en commande directe sur ma […]

Oyé oyé braves gens !

Avant d’envoyer le nom des heureux récipiendaire des albums demandés lors de la souscription, je vous ai filmé une dédicace encrée qui était proposé (30 euros), j’ai monté ça en musique et en accéléré pour vous éviter l’endormissement (je dessine lentement).

Elles sont toujours possibles en commande directe sur ma boutique en ligne et sur tous les albums, anciens y compris !
https://ftw-productions.sumup.link/
N’oubliez pas de commander l’album ET la dédicace encrée !


Les bienheureux à venir :
DOREAU Dominique
TESTARD Gilles
LELIEVRE Eric
GAUTHIER-MOREAU Aude
CHAUVIER David
MARTIAL Olivier
RAGUENES Jean-Pierre
BOUCHER-BONNEC Philippe
PREPIN Renaud
VEYRE Stéphane
DUMAS Céline
GY Benoît
MORISSET Joël
CHAMBRON Xavier
GOMEZ Vincent
BORGNON Stéphanie
HAMMEAUX Eddy
Et LOUBIERE Pierre

Regardez vos boites mail pour vos messages “MONDIAL RELAY” !


Billet d’humeur :

– Redéfinir sa place ! –

Dans une crise “classique”, comme en 1999-2000, ou celles des années 1980, seule une partie de l’outil de travail et des processus de création/production sont remis en cause ou liquidés, et ceux qui étaient dans ces organisations doivent gérer une transition rapide mais peu complexe, puisque les “rôles” en dehors des systèmes impactés directement par la crise sont préservés.

On change de place, on part d’un lieu ou ça se casse la figure et à côté, on trouve un coin stable et on repart, il y AVAIT une place à se faire.

Ma place, je l’ai réfléchi, comme tous le monde, par rapport à mes aspirations d’enfants, ce que j’avais compris du monde, de ce qu’on pouvait y faire par rapport à ce que je voulais y faire.
Il y avait du “sens” à dessiner, puisqu’il y avait un marché, c’est à dire des gens qui bossaient et gagnaient des sous et qui en avaient assez après leurs dépenses obligatoires pour vouloir se payer des livres, des dessins-animés, des œuvres d’arts en général, et on pouvait raisonnablement penser qu’investir temps et argent pour apprendre un métier d’art serait encore pertinent au moment de “rentrer dans l’emploi”, mais surtout de “RESTER dans l’emploi”, y progresser, y augmenter son audience, et sortir de l’angoisse du quotidien, se péréniser.

Ce qu’on nomme “crise du Covid”, est bien plus proche d’un top de départ d’un effondrement, puisque la “crise d’origine” à contaminé l’ensemble des secteurs économiques et sociaux, au point que (les mots ont leur importance) nombre de secteurs ont étés qualifiés de “non-indispensable”, autrement dit si on pousse un peu “non-souhaitable”…
Ma place, ainsi que celle de mes nombreux amis artistes était soudainement passé des héritiers de la “renaissance”, des piliers intellectuels et artistiques à des “parasites non utiles” qui devaient accepter que le “nouveau monde” tourne sans eux.

Nous avions eu quelques “signaux faibles” lors de la glorieuse campagne présidentielle, celle du “pensez printemps !”, ou quand un certains candidat “télévangéliste du vide” parlait de cette culture Française qui n’existait pas, de ces gens croisés dans une gare n’étaient “rien”, on pouvait déjà comprendre que nos “places”, dans le sens “rôles” dans la société avaient bien peu de valeur au yeux de ce “Louis la brocante” (bonjour Brigitte ^^) déguisé en “Loup de Wall Street”.

Quand on est en age de définir son “rôle”, on ne peut le faire qu’en ayant une bonne visibilité, comme celle que j’avais dans les années 80-90′, ou on pouvait regarder 15-20 ans dans le futur sans trop de soucis, et les “crises” ne remettaient pas en cause cette visibilité pour tous les autres “rôles” hormis ceux directement concernés par ladite crise.

Aujourd’hui, quand je regarde devant moi, vers l’avenir, à combien d’années vois-je devant moi ?
Et vous, quand vous regardez, vous voyez jusqu’où ?

Je viens d’en terminer avec mon tome 6/7, une belle nouveauté qui me met a un seul album de la conclusion de la série !
Commencé dans le “monde d’avant”, avec une belle énergie, vu les retours très positifs suite à la tournée du tome 5/7, et achevé dans un “monde nouveau” ou je ne suis jamais sur de savoir si je pourrais honorer le peu de dates réservés pour fin 2021 et début 2022.

Les conditions changent presque tous les mois, “pass”, conditions d’accueil du public, masques, confinement en suspends au cas ou la “mortelle goutte au nez” reprenne de la vigueur et on ne sait quelle autre surprise d’un pouvoir “Grolandais” dans la forme et encore plus dans le fond, nous réservera.

Quand je regarde devant moi, sincèrement, je ne vois pas à 3 mois…

Il me faut 1an et demi pour faire un bouquin (nouveauté), au moins 6 mois pour tourner et amortir les investissements, et penser une longue série BD est une affaire d’années, bref, un truc de marathonien.

Notre “rôle” d’artistes, d’artisans à été presque totalement détruit par cette destruction du “temps long”, c’est à dire que penser “carrière” est devenu impensable et non-souhaitable, préparer l’avenir devenu un sport impossible, puisque les conditions changent sans cesse.

Mon questionnement le plus violent, c’est de savoir “pourquoi je continue en fait” ?
Pour deux raisons:
01 – Faire un “pari” que le “temps long” reviendra assez vite (je dis pas le “monde d’avant” !) pour rendre mon travail à l’aune d’une période au moins de “stabilité” un peu durable.
02 – Que tant qu’à attendre sans savoir trop quoi faire, les prochains albums seront fait UNIQUEMENT pour moi, pour me détourner d’un temps et d’un monde devenu fou, “l’art pour l’art”, un album fait pour ME faire plaisir, sans penser à vous “public”, parce qu’à l’heure actuelle, je ne SAIS PAS si, et comment je vais vous retrouver dans 1 an ou 2 !

Mais le pire dans tout ça, c’est que je me prépare aussi à totalement “faire autre chose”, que j’apprends à faire mon potager, pas tant pour une question de “loisir” qu’une question de subsistance à long terme, et que j’envisage tout autant la presque impossibilité d’utiliser une voiture ou d’en faire le plein à moyen terme (mes tournées dédicaces), et d’autres préparatifs pour d’autres circonstances encore moins joyeuses…

J’espère qu’on se reverra pour les tomes 6 et 7/7, je travaille COMME si ça allait arriver bientôt, une fois qu’on aura passé ce “cap”, mais la vérité, c’est que je suis loin d’en être sur.

Dans 1 à 3 ans, mon rôle/place dans la société sera-t-il le même ?
Dans 1 à 3 ans, votre rôle/place dans la société sera-t-il le même ?

Travailler pour que ça reste le cas, c’est tout ce qui nous reste.

Jim MAITRE
Domérat, le Mercredi 27 Octobre 2021 à 12h00

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